L'IRL, c'est quoi exactement ?
L'Indice de Référence des Loyers (IRL) est la référence légale pour réviser le loyer d'un logement loué à titre de résidence principale, qu'il soit vide ou meublé. Calculé chaque trimestre par l'INSEE à partir de la moyenne des 12 derniers mois de l'évolution des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers), il détermine le plafond au-delà duquel aucune hausse ne peut légalement être appliquée. En d'autres termes : ni plus, ni moins. C'est la loi.
Le chiffre à retenir : 146,60
Au 1er trimestre 2026, l'IRL s'établit à 146,60 en métropole, contre 145,47 au 1er trimestre 2025. Cela représente une hausse annuelle de +0,78 %. Une progression modérée, bien en deçà de l'inflation générale, qui constitue une protection relative pour les locataires en place — et une visibilité appréciable pour les propriétaires.
Comment calculer la révision de votre loyer ?
Le calcul est encadré par la loi du 6 juillet 1989. La formule est simple et ne souffre aucune approximation :
Loyer révisé = Loyer actuel HC × IRL nouveau ÷ IRL ancien (même trimestre, N-1)
Sur la base de l'IRL T1 2026 (146,60) et de l'IRL T1 2025 (145,47), voici des exemples concrets :
- Pour un loyer de 650 € HC : nouveau loyer = 655,05 € (+5,05 €/mois)
- Pour un loyer de 800 € HC : nouveau loyer = 806,22 € (+6,22 €/mois)
- Pour un loyer de 1 000 € HC : nouveau loyer = 1 007,77 € (+7,77 €/mois)
- Pour un loyer de 1 300 € HC : nouveau loyer = 1 310,10 € (+10,10 €/mois)
Les 4 règles à ne pas ignorer
La clause de révision est indispensable. Sans elle dans le bail, aucune révision n'est possible, quelle que soit l'évolution de l'indice. Si votre contrat ne la mentionne pas, le loyer reste figé pour toute la durée du bail.
Le bon trimestre, pas le plus récent. L'IRL à utiliser est celui du trimestre indiqué dans votre bail — pas nécessairement le dernier publié. Utiliser le mauvais indice expose à une contestation et à l'annulation pure et simple de la révision par le juge.
12 mois pour agir, pas un jour de plus. La révision non réclamée dans l'année est définitivement perdue. Elle ne s'applique jamais rétroactivement. La règle est stricte depuis la loi ALUR de 2014.
Passoires thermiques : une exception importante. Les bailleurs de logements classés F ou G ne peuvent pas réviser leur loyer sans avoir préalablement réalisé des travaux de rénovation énergétique.
Et le prochain IRL ?
Le prochain indice, celui du 2ème trimestre 2026, sera publié par l'INSEE autour de la mi-juillet 2026. Il concernera les baux dont la clause de révision fait référence au 2ème trimestre. En attendant, aucune estimation provisoire n'est opposable à votre locataire.
Notre conseil en tant que gestionnaire
Bien menée, la révision annuelle du loyer représente un gain réel sur le long terme. Mal exécutée — mauvais trimestre de référence, délai dépassé, ou absence de clause dans le bail —, elle est soit illégale, soit tout simplement perdue. En confiant la gestion de votre bien au Groupe CLCV, nous assurons le suivi de chaque révision au bon moment et selon le bon indice. Vous n'avez rien à surveiller : nous vous alertons, nous calculons, nous notifions.
Sources : INSEE, publication du 15 avril 2026 — Journal Officiel du 16 avril 2026 — Service-Public.fr
